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Call for Papers: “Colloque Langage(s) et pouvoir(s)”

A conference will be held at the Sorbonne in November 2018: Call for Papers: Colloque Langage(s) et pouvoir(s)

November 19-20, 2018, Sorbonne Université and Université Paris Nanterre

Deadline: August 31, 2018

 

A novembre 2018 si terrà un Convegno alla Sorbonne: Call for Papers: Colloque Langage(s) et pouvoir(s)

19-20 novembre 2018, Sorbonne Université e Université Paris Nanterre

Deadline: 31 agosto 2018

 

LANGAGE(S) ET POUVOIR(S). FORMES DE VIE ET FORMES DE RESISTANCE. COLLOQUE 19-20 NOVEMBRE 2018

 

Sorbonne Université – Université Paris Nanterre

Le paradigme Langage(s) et Pouvoir(s) propose d’emblée une réflexion sur la relation qui s’instaure entre les formes d’expression du corps, de la pensée, de la conscience humaine et le système normatif dans le contexte italien de la seconde moitié du XXème siècle. Hannah Arendt affirme dans La condition humaine (1958) : « La puissance n’est actualisée que lorsque la parole et l’acte ne divorcent pas, lorsque les mots ne sont pas vides, ni les actes brutaux, lorsque les mots ne servent pas à voiler les intentions mais à révéler des réalités, lorsque les actes ne servent pas à violer et détruire mais à établir des relations et créer des réalités nouvelles ».

Le colloque vise à interroger cette question à partir d’une ouverture théorique qui se déploie en

quatre panels.

 

  1. Repenser, représenter et réformer les corps

Dans une ère où l’emprise du pouvoir sur la vie biologique des corps est quasiment totale, comment peut-on encore imaginer une prise de distance critique, une résistance, voire une fuite vis-à-vis de ses pratiques de domination ? Cette question peut être envisagée à travers des pistes de réflexions telles que :

– Transpositions artistiques et poétiques de l’emprise du pouvoir sur les corps, ou des formes de

domination qui s’instaurent entre les corps mêmes.

– Théorisation de la relation des corps au(x) pouvoir(s) politique(s): exploitation du « corps politique »

ainsi que neutralisation du langage du pouvoir par la mise en place de stratégies de résistance.

– Conception de formes de vie antagonistes au biopouvoir : redéfinition de la communauté humaine, réappropriation du corps à travers l’expérience du seuil.

 

  1. Langage et formes discursives entre littérature et industrie

De « l’industrialisme illuminé » d’Adriano Olivetti à « l’industrialisation forcée » centrée sur un

développement détaché du progrès, dont parlait Pasolini, sonder la relation entre littérature et industrie pose une série de questions qui dépassent la seule composante esthétique de l’oeuvre. Si, comme l’affirme Fortini, « les formes, les modes, les temps de la production industrielle et ses rapports sont la forme même de la vie sociale, le contenant historique de tout notre contenu et pas simplement un aspect de la réalité », et si « les structures économiques – dans notre cas capitalistes et donc industrielles – sont ni plus ni moins que l’inconscient social », comment est-il possible, aujourd’hui, de développer un discours sur le lien entre littérature et industrie ? La question peut être abordée tout en mettant en lumière le rapport entre :

– politique et industrie ;

– université et industrie ;

– édition et industrie.

 

  1. Pouvoir et altérité : la langue et ses enjeux dans l’expérience coloniale

Les propositions d’interventions devront approfondir le lien entre langage, formes de pouvoir et

d’existence à travers l’analyse d’oeuvres littéraires et/ou cinématographiques portant sur l’expérience coloniale italienne et son héritage. En tenant compte du cadre postcolonial, tant au niveau théorique que par de possibles rapprochements avec d’autres contextes et d’autres oeuvres, les interventions privilégieront les axes de recherche suivants :

– Les rapports de force entre langue du colonisateur et langue du colonisé.

– La relation à une langue autre et imposée comme caractère déterminant de l’expérience du sujet

colonial, et sa transposition potentielle à l’expérience migratoire.

– Les dynamiques de transformation, hybridation et réappropriation linguistiques et leur réécriture

dans le corpus postcolonial.

– L’accès du sujet colonisé à la parole (ou son impossibilité) dans ses différentes mises en scène.

 

  1. Résistances. Formes, pratiques, stratégies entre vie et littérature

Ce panel déploie une réflexion sur la possibilité de repenser le rapport entre vie et art mis en pratique par la littérature italienne contemporaine à partir de quatre stratégies possibles de résistance.

– Résistance de l’oeuvre : dispositifs textuels (contenu et forme de l’oeuvre – oeuvre ouverte, oeuvre fragmentaire, autofiction) qui s’opposent à un système normatif à la fois idéologique, littéraire et stylistique.

– Résistance de l’auteur : éthique de l’existence (contamination entre la vie et l’oeuvre, exposition de soi, pratiques de désubjectivation).

– Résistance du corps : métamorphoses, hybridations, fuites et fluctuations (le queer au-delà du

queer).

– Résistance à la fin du monde : anthropocène, survie de l’espèce (« emergenza di specie »), horizon écologique.

Merci d’envoyer vos propositions de communication (300 mots maximum, en français ou en italien) en indiquant le panel de référence et, éventuellement, une brève bibliographie, au plus tard le 31 août 2018 à l’adresse suivante : colloque.langagespouvoirs@gmail.com

Chaque proposition sera examinée par le comité scientifique de manière anonyme. Notification

d’acceptation ou de refus : 15 septembre.

La version intégrale de l’appel à communication est disponible à la page suivante : https://langagesetpouvoirs.wordpress.com/

 

Comité scientifique : Andrea Agliozzo (Sorbonne Université), Riccardo Antoniani (Sorbonne Université), Elisa Attanasio (Sorbonne Université), Nicola Brarda (Sorbonne Université), Claudia Dell’Uomo d’Arme (Sorbonne Université), Alessandro Fiorillo (Scuola Normale Superiore di Pisa), Alexandra Khaghani (Sorbonne Université), Francesco Rizzo (Sorbonne Université), Graziano Tassi (Université Paris Nanterre), Amélie Aubert-Noël (Université Paris Nanterre).

Organisation : Elisa Attanasio (Sorbonne Université), Claudia Dell’Uomo d’Arme (Sorbonne Université), Roberto Lapia (Université Paris Nanterre), Estelle Paint (Université Paris Nanterre).

Colloque organisé par l’Équipe Littérature et Culture Italiennes (ELCI) de Sorbonne Université en collaboration avec le Centre de Recherches Italiennes (CRIX-EA 369) de l’Université Paris Nanterre.

 

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LANGAGE(S) ET POUVOIR(S). FORME DI VITA E FORME DI RESISTENZA.

Il paradigma Langage(s) et Pouvoir(s) attiva una riflessione sul rapporto che si instaura tra le forme di espressione del corpo, del pensiero, della coscienza e il sistema normativo costituitosi nella società italiana della seconda metà del XX secolo. Hannah Arendt afferma nella Vita activa. La condizione umana (1958): «Il potere è realizzato solo dove parole e azioni si sostengono a vicenda, dove le parole non sono vuote e i gesti non sono brutali, dove le parole non sono usate per nascondere le intenzioni ma per rivelare realtà e i gesti non sono usati per violare e distruggere ma per stabilire relazioni e creare nuove realtà».

Il nostro intento è quello di interrogare tale questione a partire da un’apertura teorica che si sviluppa in quattro panel.

 

  1. Ri-pensare, rappresentare, ricostruire i corpi

In un’epoca in cui la messa in atto del potere sulla vita biologica dei corpi è totalizzante, è ancora

possibile adottare uno sguardo critico che permette una resistenza alle pratiche di dominio? Tale questione può essere percorsa attraverso le seguenti piste di riflessione:

– Declinazioni artistiche e poetiche dell’esercizio del potere sui corpi, forme di dominio che si instaurano tra i corpi stessi.

– Approcci teorici riguardo la relazione che si sviluppa tra corpo e potere politico: forme di assoggettamento e neutralizzazione del linguaggio del potere mediante strategie di resistenza.

– Elaborazione di forme-di-vita in antagonismo al biopotere: ridefinizione della comunità umana, riappropriazione del corpo attraverso l’esperienza del limite.

 

  1. Linguaggio e forme discorsive tra letteratura e industria

Dall’«industrialismo illuminato» di Adriano Olivetti all’«industrializzazione forzata» incentrata su uno sviluppo sciolto dal progresso di cui scrive Pasolini, indagare il legame tra letteratura e industria pone una serie di questioni che vanno al di là dell’immediata componente estetica dell’opera. Se, come scrive Fortini, «le forme, i modi, i tempi della produzione industriale e i suoi rapporti sono la forma stessa della vita sociale, il contenente storico di tutto il nostro contenuto e non semplicemente un aspetto della realtà» e se «le strutture economiche – nel nostro caso, capitalistiche e quindi industriali – sono né più né meno che l’inconscio sociale», in che termini è possibile condurre oggi un discorso su letteratura e industria? La questione potrà essere sviluppata partendo dal confronto tra:

– politica e industria;

– università e industria;

– editoria, industria e produzione culturale.

 

  1. Potere e alterità: la lingua e le sue sfide nell’esperienza coloniale

Le proposte d’intervento dovranno approfondire il legame tra linguaggio, forme di potere e di esistenza attraverso l’analisi di opere letterarie e/o cinematografiche riguardanti l’esperienza coloniale italiana e la sua eredità. Tenendo conto del quadro postcoloniale, sia a livello teorico, sia riguardo a dei possibili accostamenti con altri contesti e altre opere, gli interventi dovranno privilegiare i seguenti assi di ricerca:

– I rapporti di forza tra linguaggio del colonizzatore e linguaggio del colonizzato.

– La relazione ad una lingua altra, imposta, come elemento determinante dell’esperienza del soggetto coloniale, e la sua trasposizione potenziale all’esperienza migratoria.

– Le dinamiche di trasformazione, ibridazione e trasformazione linguistica e la loro riscrittura nel corpus postcoloniale.

– L’accesso (o l’impossibilità di accedere), da parte del soggetto colonizzato, alla parola nelle differenti opere.

 

  1. Resistenze. Forme, pratiche, strategie.

Questo panel apre una riflessione sulla possibilità di ripensare il rapporto tra vita e arte messo in pratica dalla letteratura italiana contemporanea a partire da quattro strategie possibili di resistenza.

– Resistenza dell’opera: dispositivi testuali (contenuto e forma dell’opera – opera aperta, operaframmento, autofiction) che si oppongono a un sistema normativo ideologico, letterario e

stilistico.

– Resistenza dell’autore: ethos dell’esistenza (contaminazione tra vita e opera, esposizione del sé, pratiche di de-soggetivazione).

– Resistenza del corpo: metamorfosi, fughe, trasformazioni (il queer oltre il queer).

– Resistenza alla fine del mondo: antropocene, “emergenza di specie”, orizzonte ecologico.

 

Le proposte di comunicazione (300 parole, in francese o in italiano) saranno da inviare entro il 31 agosto 2018 all’indirizzo seguente: colloque.langagespouvoirs@gmail.com. Indicare il panel di riferimento ed eventualmente una breve bibliografia.

Le proposte saranno valutate in forma anonima e le risposte saranno comunicate entro il 15 settembre.

Una versione estesa del call for papers è consultabile sulla pagina web del convegno:

https://langagesetpouvoirs.wordpress.com/

 

Comitato scientifico : Andrea Agliozzo (Sorbonne Université), Riccardo Antoniani (Sorbonne Université), Elisa Attanasio (Sorbonne Université), Nicola Brarda (Sorbonne Université), Claudia Dell’Uomo d’Arme (Sorbonne Université), Alessandro Fiorillo (Scuola Normale Superiore di Pisa), Alexandra Khaghani (Sorbonne Université), Francesco Rizzo (Sorbonne Université), Graziano Tassi (Université Paris Nanterre), Amélie Aubert-Noël (Université Paris Nanterre).

Organizzazione : Elisa Attanasio (Sorbonne Université), Claudia Dell’Uomo d’Arme (Sorbonne Université), Roberto Lapia (Université Paris Nanterre), Estelle Paint (Université Paris Nanterre).

 

Convegno organizzato dall’Équipe Littérature et Culture Italiennes (ELCI) di Sorbonne Université in

collaborazione con il Centre de Recherches Italiennes (CRIX-EA 369) di Université Paris Nanterre.